A l'aube du premier jour,
Le brouillard se léve,
Le soleil éclaire la prairie...
Tandis que le forêt s'éveille,
Toi, tu es là,
Aussi fragile qu'une rose au creux de la main.
Habillée de noir, grande et gracile,
Le vent joue sur ta silhouette,
Le sourire aux lévres... A quoi pense tu?
Est ce que quelqu'un t'attend là-bas?
Appuyé contre un arbre, tu laisse ta main effleurer les herbes hautes...
Je devine ce que l'on peut faire pour toi.
A l'aube du dernier jour,
Le brouillard est tombé,
La lune est encore haute dans le ciel...
Tandis que les esprits dorment encore,
Moi, je suis là,
Et les épines sont perlées de sang.
Habillé de noir, assi et pensif,
La rosée coule sur mes cheveux,
Recueilli... Je pense au premier jour.
J'attend les premiers rayons de soleil,
Pour te prendre par la main et te serrer contre moi...
Pour toi, je laisserais mes tênébres derriére moi.
à
Bérènice
le 28 mai 2006