Les couleurs passe,
Le tableau s'efface;
Tant de coup de pinceaux passés,
Tant de pigments mélangés.
Notre passé s'étiole, sans prévenir,
En milliers de reflet de souvenirs.
Le vent souffle sur la balancoire,
Les pages ferment ton grimoire.
Pourquoi laisser les enfants s'elancer
Quand la barriére des prés est fermée;
C'est le jardin d'enfance qui s'embrase,
Et ses cendres ferment nos yeux las.
Lentes, les larmes s'écoulent sur ta joue,
Quand tu revois les lieux interdits
Et les images oubliées; depassé...
... à jamais.
le 22 fevrier 2006